24 Heures

22.06.2008

Que dirons-nous à nos enfants?

J'ai été boulversée par le témoignage d'une gamine sur youtube qui faisait un discours devant l'ONU au nom des enfants de cette Terre. Elle a un cran incroyable que beaucoup de politiciens n'ont pas. Qui aurait eu le courage de dire ce qu'elle a dit où elle l'a dit? Je suis certaine que son discours n'a pas pu laisser les délégués indifférents.

Que dirons-nous à nos enfants dans quelques années concernant nos problèmes environnementaux, que nous savions mais que nous avons décidé de ne rien faire pour ne pas toucher à notre confort?

Je ne peux que vous encourager à aller visionner cette vidéo à cette adresse:

http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg 

 Merci à cette jeune Severrine Suzuki.

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Commentaires

"je suis ici pour parler au nom de TOUTES les génération futurs"...
L'église, les communistes et toujours eu ce genre d'appropriation, tellement sûr de détenir la vérité. Que l'avis des autres est totallement inutilê puisque tout qui ne s'y ressemble pas et simplement contre eux et donc pas pour la paix dans le monde.

ET ben c'est simple, ils diront exactement ce que nous disent les gens aujourd'hui. Tout comme aujourd'hui, ils remettront en question ce que les anciens avaient fait pour eux. Essayer de demander une fois ces enfants de noter le travail de leurs camarades, vous verrez que les adultes ne sont pas "si" sévèrent.

Pauvre jeunesse lobotomisée par les médias et les politiciens (enfin... des citoyens aussi lobotomisé par les médias), comme quoi la paix, la compréhenssion, la connaissance, c'est pas pour aujourd'hui et ni pour les générations futurs...

Ecrit par : DdDnews | 23.06.2008

J'étais sur que vous alliez mettre un commentaire négatif. Ca vous arrive jamais de voir les choses du bon côté?
Vous êtes un pessimiste chronique ou un râleur né?

Ecrit par : Isabelle Chevalley | 23.06.2008

Un commentaire négatif? Mais ce n'est pas un commentaire négatif. C'est un commentaire négatif sur un comportement négatif, Ce qui le rend positif.

VOus m'excuserez mais un message qui laisse sous entendre que les autre autres font faux et qu'à cause d'eux, les gens meurent, crève de faim mais que celui qui parle, lui par contre sait ce qui est juste, ne rend à mes yeux, absolument pas optimiste du tout...

C'est vous qui considérez que le monde va mal et c'est moi le pessimiste? euh oui... ce qui perturbe le plus, c'est qu'à l'inverse de vous je pense vraiment pas que le monde va si mal que ca....

Ecrit par : DdDnews | 23.06.2008

L’exemple du Brésil est pour le moins mal choisi. Ce pays est l’un des plus riches du monde en matière première et en nourriture. Malheureusement de nombreux enfants de ce pays vit la misère en raison de son tissu social et de la mauvaise gouvernance. Néanmoins le problème qu’elle soulève est bien réel et sa démarche encouragée afin de convaincre plus de dirigeants à préserver la planète que nous partageons.

Un grand merci à Martin Luther King qui a inspiré ce discours. Comme l’énième navet provenant d’Hollywood, les gentilles victimes impuissantes contre ces riches sourds et aveugles. Elle dit être jeunes est impuissante, c’est vrai, ce défaut va ce corriger chaque jour un petit peu. Dans 30 ans, elle ne sera plus un enfant, on va pouvoir voir ce que sera devenue sa générosité. La belle phrase du petit brésilien qui veut être riche afin de partager, je réponds par une phrase qui est veille de 2500 ans, nous la devons à un chinois bien connus, «il est plus facile partager ce qui nous reste que de donner ce que nous avons en trop ».

Ecrit par : cali | 24.06.2008

Que direz-vous à vos enfants pour leur expliquer que, malgré vos connaissances sur le désastre des biocarburants, vous avez tenté de les minimiser?

Que direz-vous à vos enfants lorsqu'ils vous demanderont, alors que l'écologie politique est fondamentalement anti-libérale, anti-capitaliste car elle ne peut PAS s'accommoder de l'économie de destruction qui a cours actuellement pourquoi vous n'avez pas rejoint les forces radicales qui défendent vraiment un projet pour la décroissance des pays riches? (ce que j'entends en filigrane de son discours où elle explique combien nous avons déjà trop et nous consommons trop sous nos latitudes)

Comment leur expliquer pourquoi vous avez tenté de faire croire qu'un "développement durable" était possible, alors qu'il n'est que la continuation "peinte en vert" de la destruction de notre planète par l'économie de marché?

J'ai été comme vous, bouleversé par ce discours (merci d'ailleurs), mais je suis désolé, à mon sens, les gens comme vous, qui tentent de faire croire qu'une écologie capitaliste et libérale est possible, que l'on peut être écologiste et appeler à voter pour l'UDC ou le PRD, ne font que repeindre en vert notre surconsommation et notre capitalisme destructeur pour mieux le rendre durable.

Alors que l'écologie politique exige précisément l'inverse : la sortie du capitalisme et le début d'une ère nouvelle.

Comprenez-bien, je n'ai rien contre vous personnellement, et je trouve votre engagement tout à fait sincère et parfois même admirable. Mais je n'ai toujours pas compris comment on peut croire qu'il est possible de concilier deux choses aussi antinomiques que le libéralisme économique et la sauvegarde des écosystèmes.

Le premier repose sur l'enrichissement des uns au détriment d'autres, sur la concurrence, la croissance économique infinie et les inégalités alors que le deuxième exige des valeurs de sobriété, de partage et donc de modération, de redistribution massives des richesses.

Comment concilier l'idée d'empreinte écologique avec un monde ultra-libéralisé où co-existent des milliardaires avec des gens qui crèvent de faim?

Ecrit par : Sandro Minimo | 27.06.2008

Et bien c'est là qu'on voit que vous écoutez pas ce que je dis. Je n'ai jamais dit qu'il fallait une écologie ultralibérale. Nous utilisons le terme libéral sous sa forme philosophique à savoir la responsabilité et le devoir. D'ailleurs tout bon écologiste devrait être libéral à savoir qu'il devrait être responsable de ses actes (pollueur-payeur) et qu'il devrait savoir, qu'il a certes des droits, mais aussi des devoirs. On a, par exemple, le droit de prélever des arbres dans la forêt, mais on a surtout le devoir de le faire de manière durable.
Bref, vous faites partie visiblement de ces gens qui s'arrêtent sur le terme et qui ne regarde pas en détail ce qu'il se passe.
Pour ce qui est des biocarburants, là encore vous ne m'avez pas lue ou comprise. Je ne minimise pas le problème des biocarburants, je dis que si c'est la crise alimentaire mondiale qui vous préoccupe, alors posez-vous les bonnes questions. C'est vrai qu'il est plus facile de tirer à vue sur les biocarburants (c'est à la mode) plutôt que de renoncer à manger de la viande.
On est dans une société où les gens ne prennent plus le temps de comprendre ce que l'on veut leur dire et plutôt que de finir de lire un texte interprète la fin. C'est pour cela que l'UDC a un grand succès, leur message ne dépasse pas deux lignes.
Ce n'est pas mon genre de communication.

Ecrit par : Isabelle Chevalley | 27.06.2008

Bien sûr qu'il y a un principe de responsabilité qui est essentiel, et je suis parfaitement en phase avec ce que vous dites sur les actes individuels. Par contre, je ne suis pas si enthousiaste sur le "pollueur-payeur". Dans un monde aussi inégalitaire que le nôtre, cela voudrait donc dire que les riches peuvent polluer sans entrave alors que les pauvres n'en ont pas le droit?

Le libéralisme philosophique est une belle idée sous certains aspects, mais le mot libéral aujourd'hui est connoté économiquement sur le capitalisme liberalisé qui est précisément l'un des agents de destruction de la planète. L'idée même des avantages comparatifs est absurde dans un monde où il faut économiser l'énergie car elle est rare et chère et sa combustion détruit la planète.

Quant à la crise alimentaire mondiale, je crois me poser précisément les bonnes questions. La consommation de viande en Chine (et notre sur-consommation à nous) n'a pas démarré en quelques mois, c'est un processus lent qui a commencé il y a plusieurs années, et si c'est une part importante des raisons structurelles de la crise, ce n'est pas ce qui est à la source des véritables explosions de prix alimentaires qu'on a vu! Alors que les biocarburants sont arrivés en quelques mois à une échelle incroyable (notamment aux USA) et ont provoqué les hausses brutales qui sont à l'origine de la crise alimentaire.

Ce qui me pose problème dans cette histoire, c'est surtout le problème moral : est-il plus légitime de nourrir du bétail qui va nourrir les hommes ou de remplir les réservoirs de voitures d'une tonne (ou plus) qui transportent en moyenne 1,2 personnes?

Personnellement, je pense qu'il est moins illégitime de faire de la viande, parce qu'elle sert à nourrir les hommes au final... et pourtant c'est un végétarien qui vous le dit!

Quant au problème de fond, je pense que la responsabilisation des individus et les changements de comportements individuels sont essentiels pour résoudre la crise écologique et énergétique que nous vivons. Mais cela ne suffira pas.

On ne pourra jamais lutter contre les problèmes d'environnement si nous continuons à vivre dans un monde économiquement "libéral" donc forcément très inégalitaire.

Si nous prenons vraiment au sérieux les questions écologiques, cela nous oblige à nous poser des questions sur le système économique. Au final, on est obligé de penser à un salaire maximal autorisé, et forcément de nombreuses interdictions de toutes sortes (pesticides, nucléaire, gaspillages indécents type sports motorisés, SUV, etc.)... ce qui n'est pas, dans l'esprit, très "libéral".

Je m'arrête là, je pourrais continuer pendant des heures, à bientôt!

Ecrit par : Sandro Minimo | 27.06.2008

Encore une fois vous interprétez mal des principes simples. Ce n'est pas "je paye donc je peux polluer" mais " j'ai pollué donc maintenant je dois payer". D'ailleurs que l'on soit riche ou pauvre, il faut trier ses déchets.
Je suis d'accord avec vous que le mot libéral est aujourd'hui mal utilisé mais cela n'empêche pas de revenir à des définitions de base de ce terme. D'ailleurs on ne parle que de mot, l'important ce n'est pas notre nom mais ce que l'on fait et là je vous défie de trouver une théorie néolibérale dans nos propos.

Pour les biocarburants on en parle beaucoup mais ce n'est que 0,7% des terres agricoles mondiales. A force d'augmenter la production de céréales pour la viande, il fallait bien que le marché explose à un moment donné. On peut nourrir plus d'homme avec des céréales qu'avec de la viande!

La responsabilité ne suffira pas mais elle est une condition nécessaire à la suite. L'Etat ne peut être partout, ne peut surveiller tout donc les gens doivent se prendre en main. Ce n'est pas dans une société de déresponsabilisation étatiste que l'on y arrivera. De plus libéral ne signifie pas libertaire. Donc l'Etat donne un cadre à l'individu qui peut agir avec un marché libéral au sein de ce cadre. On peut très bien interdire le nucléaire, c'est libéral puisque l'on se veut responsable. Puis les énergies renouvelables se mettront en place dans un marché libéral. Que la meilleure énergie gagne!

Je pourrai aussi continuer des heures mais je ne trouve pas le blog très convivial pour le faire...

Ecrit par : Isabelle Chevalley | 27.06.2008

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